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Brève histoire :
de la monnaie nationale ou européenne à la monnaie locale

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Origine et évolution de la monnaie

Au départ, la monnaie c’est avant tout le constat d’une dette : on laisse de la monnaie = reconnaissance de dette à celui qui nous a fournit un bien. on parle aussi d’un intermédiaire pour un échange d’un bien ou d’un service. Elle n’a pas toujours eu la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et à pris, au travers de l’histoire et des différentes cultures et civilisations, diverses formes. Grâce aux travaux anthropologiques on sait que les « monnaies primitives », et que l’institution de la monnaie, sont plus anciennes que le marché (dans le sens de système et non de place).  

La monnaie, économiquement parlant, possède trois fonctions différentes :

mesurer = permettre de donner des valeurs différentes aux biens,

échanger = servir d’intermédiaire au moment d’un échange,

thésauriser = permettre de constituer une épargne, une réserve de valeur.

La monnaie doit être considérée comme un bien commun. C’est une institution fondamentale et centrale dans toute société. Sa nature est éminemment politique : elle relie l’individu à la société comme elle régit les relations des individus entre eux, mais aussi celle des citoyens avec l’Etat ou avec une autorité de la communauté. La monnaie, comme nous l’avons dit, est un lien social. L’essence même de la monnaie réside dans un objectif de cohésion du groupe. C’est une relation de confiance, un accord mutuel et tacite qui permet et facilite les échanges économiques.

Comme vous pourrez le voir dans la vidéo suivante, les banques et leur systèmes de spéculation ont largement développé un aspect particulier , la monnaie-crédit.

Une monnaie- crédit, cela signifie que l’on crée de la monnaie avant que la fonction « d’intermédiaire des échanges » soit réelle. Donc, avant même que le produit n’existe, voire avant que le besoin pour le produit n’existe. C’est ainsi que le système de la monnaie-crédit ne peut fonctionner sans crises et sans une croissance économique illimitée.

Notons cependant que cette monnaie-crédit permet l’investissement dans l’économie réelle ( emplois, productions utiles, innovations judicieuses). Mais, malheureusement, cette monnaie-crédit permet  » en même temps » une spéculation financière toxique. La masse monétaire en circulation, nécessaire aux échanges et aux investissements éco-responsables donne lieu à des spéculations tous azimuts, qui perturbent le fonctionnement de l’économie de notre quotidien. La monnaie est devenu un outil de spéculation, au service de très gros comme de petits spéculateurs sans scrupules.

Son aspect de reliance -lien social solidaire- s’est dissipée pour laisser place à son seul aspect financier et spéculatif.

L’avènement des MLCC

L’économie connaît des crises comme la crise financière de 2008. Mais d’autres drames humains surviennent régulièrement , non directement liées à des problèmes financiers ( guerres, épidémies, catastrophes nucléaires, crise climatique).Mais Il semble que de plus en plus d’individus et de groupes ont décidé de prendre les choses en main et de créer des alternatives monétaires. Il s’agit de ne pas attendre une réponse institutionnelle globale et efficace face aux réalités monétaires et financières engluées dans des enjeux géo-politiques entre grandes puissances. Ainsi pour palier aux « rigidités mondialisées » de la monnaie dite centrale ( l’€ en zone européenne euro), sont apparues, dans plusieurs pays, des monnaies locales complémentaires.

Rappelons qu’historiquement, le fait de créer une monnaie « de secours » pour les échanges lorsqu’un système monétaire national s’effondre n’est pas nouveau : plusieurs au Moyen âge en Europe, plusieurs au moment de la crise de 1929 en Autriche et en Allemagne, plusieurs dans pays Amérique latine ces dernières années.

Qu’est-ce qu’une MLCC ?

Un outil de réappropriation au service des territoires et au service d’un projet économique éco-citoyen.

ex: Sol Violette

On en compte plus de quarante aujourd’hui en France et autant en projet. Depuis les années 2000 leur nombre se multiplie d’années en années surtout depuis la crise de 2008. D’après Bernard Lietaer, on en comptait seulement deux en 1981 pour plus de trois mille dans le monde en 2014. Les monnaies locales complémentaires citoyennes sont avant tout le résultat d’une volonté collective pour se réapproprier l’économie réelle par la monnaie. Les MLCC, en France, sont lancées par des associations loi 1901 et encadrées par la loi Hamon sur l’Economie Sociale et Solidaire de juillet 2014. Elles présentent différents aspects, objectifs ou « personnalités » selon l’identité économique et  culturelle de leur territoire. Le principe est simple : les utilisateurs, adhérents de l’association, échangent leurs euros contre la monnaie locale dans un rapport à parité : 1 unité de MLLC = 1 €.  Une MLCC, c’est donc une initiative citoyenne, elle n’est pas là pour remplacer la monnaie centrale. Elle est là pour suppléer l’€ dans sa fonction d’échange et d’irrigation du tissu économique local dans le sens voulue par ses utilisateurs.

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Quels sont les objectifs ?

« Dans les projets de MLCC, la monnaie n’est plus considérée comme un vecteur d’échange neutre mais comme un véritable fondement de la vie en société. Par là même, en favorisant l’usage d’une monnaie émanant directement des citoyens, on chercherait à cultiver une plus grande cohésion sociale et économique au travers de l’échange : la garantie de ces systèmes repose d’abord sur la confiance tissée entre les membres et leur engagement à jouer le jeu ».

A travers la volonté de fonder une MLCC, on retrouve trois objectifs distincts mais interdépendants:

1. Dynamiser l’économie locale, c’est à dire promouvoir et renforcer une économie autour des producteurs, artisans et commerçants locaux. C’est favoriser les circuits-courts, utiliser ses revenus pour les réinjecter le plus possible dans le tissu local. Consommer et Investir chez soi, dans son village, dans sa ville, dans sa région avec des exigences écologiques. Favoriser un développement économique local éco-responsable. Sans pour autant de s’interdire d’utiliser toujours l’€ pour l’importation de produits du commerce mondial équitable.

2. Recréer du lien social et développer un engagement envers les plus “délaissés” au sein de sa collectivité. 

3. L’ensemble de ces deux démarches amènent au troisième objectif : transformer les représentations de l’échange économique:

après          » à moi le profit ou le meilleur prix  »   

aller vers     » profitons des richesses du vivre ensemble « 

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