PORTRAITS DE .... KESAKO ?
Bienvenue sur notre rubrique « Portraits du réseau de la Graine » !
Dans cette série d’articles, nous mettons en avant les professionnel·le·s, les associations et les utilisateurs et utilisatrice du réseau de la Graine. Chaque article vous présentera une personne, ainsi que son parcours avec la Graine, de ses valeurs, de ses activités/services et des projets en cours.
Les personnes présenté·e·s font partie du réseau de la Graine, ce qui signifie qu’iels partagent les valeurs et les engagements définis dans la charte !
Chaque article est co-élaboré entre la personne et l’équipe de la Graine à partir d’une capture sonore que nous réalisons lors de notre rencontre. Les questions sont de nous, les réponses leur appartiennent ainsi que les photographies !
Si vous souhaitez participer à un portrait, rien de plus simple, il vous suffit de nous contacter !
Dans ce « Portrait d’Utilisatrice », nous allons à la rencontre d’une utilisatrice de La Graine, venue raconter son parcours… et révéler, au fil de l’échange, bien plus qu’une histoire personnelle. À la médiathèque de Castries, nous vous invitons à découvrir Nina Bérard, 26 ans, artiste sensible et aventurière, qui transforme ses expériences en chansons. Entre confidences, extraits live et discussions sur l’écriture, cette émission spéciale ouvre la porte de son univers et donne une seule envie : écouter la suite, et surtout, découvrir les créations de Nina .
Alors bonne lecture et bonne écoute !
Nina Bérard
une amoureuse des mots et des Texte
Avant de plonger dans ton univers, quelle est ta météo du jour ?
Je suis sur des petits nuages d’automne. Un moment qui me donne l’envie d’avoir un plaid. Et c’est très apaisant.
Découvrez L'émission enregistrée avec Nina à la médiathèque de Castries
Peux-tu te décrire ?
Je m’appelle Nina. Mon nom de famille, c’est Bérard. J’ai 26 ans et j’habite maintenant à Montpellier, après avoir grandi à Castries. Je suis une personne sensible qui aime l’aventure. Par exemple, je suis partie pour une traversée de l’Europe à vélo, plus de 3 000 km, et avec mon ami nous avons réalisé un film, « Nina et Simon, une aventure qui roule », disponible sur YouTube. Mais nous ne sommes pas là aujourd’hui pour parler de cette aventure.
J’ai fait trois ans d’école de théâtre et j’en ai tiré un amour du texte et de l’écriture que je n’avais pas avant. Parce que moi, j’étais une enfant dyslexique et on ne m’avait pas appris à aimer les mots. Et du coup… à 20 ans, à 23 ans, j’ai commencé à aimer les mots.
Note de la rédaction, Nina est aussi
- lauréate labo révélateur de talent ville de Montpellier 2025
- diplômée Ableton 2026
- soutenue et suivie par Victoire 2 (Montpellier) et Paloma (Nîmes)
Première interprétation de Nina. Une entrée en matière qui ressemble à une porte qui s’ouvre.
Depuis toute petite, je n’ai qu’une chose dans la tête. Les lumières d’un concert. Un endroit où tout est possible. Le temps se suspend. Si je rentre sur scène pour le début d’un concert, je veux que les gens me comprennent très vite
.C’est un peu un cri vers les rêves, mes rêves.
Quel est ton projet du moment?
Mon projet, c’est d’être en concerts. Moi, j’ai toujours aimé les concerts, ce moment où le temps se suspend, ce moment où tout le monde est rassemblé. Peu importe qui l’on est dans la vie, à ce moment-là, on est ensemble. Le contact avec le public est essentiel pour moi. Ça ne serait pas pareil s’il n’y avait personne devant. Ça serait vachement moins drôle.
Depuis deux ans, j’ai dû faire une quinzaine de concerts en tout. Et aujourd’hui, je cherche à faire évoluer mes morceaux pour les penser comme un album live.
Cette chanson s’appelle « Mémoire ». Je l’ai écrite pour ma grand-mère, qui avait Alzheimer. Ce qui m’a frappée pendant sa maladie, ce sont les détails : les papiers, les photos, les objets qui restent. Dans sa chambre, elle avait une carte postale du Pic Saint-Loup. Dès qu’elle la voyait, elle nous disait : « je veux aller au Pic Saint-Loup… » et elle était triste parce qu’elle ne pouvait plus y aller. Du jour au lendemain, on a enlevé ce papier, et elle n’a plus jamais demandé. Puis on l’a remis, et elle a redemandé tous les jours.
Il y a un autre souvenir qui m’a marquée, elle peignait hyper bien. Et même déjà malade, elle arrivait encore à peindre. Elle ne se souvenait plus comment faire à manger, mais elle pouvait toujours peindre.
C’est de tout ça que parle « Mémoire » : quand une simple carte postale peut rallumer un souvenir.
Comment les gens peuvent-ils écouter tes chansons ?
Elles sont pour l’instant disponibles sur les plateformes, dont Youtube écoutez-les maintenant car je vais les supprimer bientôt ! Quand j’aurai réenregistré ces chansons en studio… je les ressortirai mais en encore mieux.




« Je tape dans le vide », la troisième interprétation de Nina
Quand on grandit… des fois, on a besoin d’avoir des exemples. Et ce morceau résume un peu ce que pourrait ressentir la moitié… de la population de la Terre. Dans le texte, je déroule une liste : les chevaliers, les présidents, Napoléon, les rois Louis, les musées, Van Gogh, Picasso, Léonard de Vinci… Et puis il y a ce constat : il n’y a pas de femmes dans la liste.
Ce constat ne concerne pas que les femmes : les femmes invisibilisées en maths, en informatique… ça s’applique à toutes les minorités. D’où le refrain : « Je tape dans le vide. »
Quand je la joue en live, j’ajoute un looper, une machine que je contrôle avec mes pieds. J’empile la guitare, la basse, une « batterie » faite à la guitare, puis les voix : seule, je construis un groupe.
« À suivre », la dernière interprétation de Nina
Cette chanson, c’est la dernière du projet — celle qui vient conclure mon « Introduction ». Mais je l’ai voulue comme un tremplin, pas comme une fin. Parce que ce n’est que le début.
Elle s’ouvre sur une phrase-manifeste : « Tellement de sujets dans la tête. » J’y déroule l’état du monde et l’état du corps, l’élan et la fatigue : mal aux jambes à force de courir derrière un temps qui file. Je dis la peur, sans posture, et l’amour comme réflexe vital : j’aime fort… et j’ai peur fort. Dans ce flux, des images claquent : des gens qui meurent dans la mer, ce monde qui bouge plus vite que moi. Et au milieu, une lucidité simple, presque nue : « Je n’ai pas grand-chose à donner… j’ai compris chanter, écrire, ça je l’ai. » L’art, c’est ma manière de tenir debout, d’ouvrir grand les yeux — et les oreilles aussi.
La chanson se referme sur une proposition qui ressemble à une boussole : « Si on apprenait à sentir, à ressentir et moins à penser, peut-être que le monde irait mieux. » C’est une fin, oui — mais surtout un point de départ.




Aurais-tu des appels à faire ?
Je termine « Introduction » avec « Tellement de sujets dans la tête », et je le dis dans la chanson : ce n’est que le début. Si je partage tout ça — l’amour, la peur, ce monde qui bouge plus vite que moi — ce n’est pas pour rester seule avec ces mots. C’est pour qu’ils vivent en concert.
- Vous êtes du milieu de la musique et le projet vous parle ? Je cherche des personnes qui ont envie de m’aider, d’une quelconque manière : soutien, conseils, relais, coups de main pour faire avancer ce projet de concert… et la suite en studio.
- Vous voulez m’entendre en vrai, créer une date ? Je prends aussi ! Des dates, il en faut pour que les chansons existent pleinement. dans les associations, bars, salles, festivals et chez les particuliers— et même des formats plus grands comme le Zénith en première partie, j’accepte aussi.
- Vous êtes une école, une médiathèque, une collectivité ? J’aimerais monter des ateliers d’écriture de chansons : un petit concert d’environ 20 minutes, puis plusieurs jours d’écriture avec les enfants. Je ne fais pas le spectacle : c’est eux qui font le spectacle. Ce qui m’intéresse, c’est leur donner un espace pour mettre des mots sur ce qu’ils ont à dire.
Vous souhaitez soutenir NINA ? partagez lui des Graines !
Nous vous proposons de déclencher les Graines Solidaires. En utilisant votre appli’Graine vous pouvez lui envoyer des Graines ce qui peut participer à financer ses futurs projets. Comment faire c’est simple !
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